Entre un café sur le pouce, un déjeuner sur le vif, un manque d’eau dans la journée, et une soirée fromage-charcuterie… il est facile de faire pencher la balance du côté acidifiant. La bonne nouvelle ? Il est possible d’agir en douceur, en adoptant des habitudes alimentaires équilibrées. Une alimentation plus basifiante (riche en végétaux, en minéraux et en hydratation), peut faire toute la différence, sans bouleverser vos goûts ni votre rythme de vie.
Et si vous donniez à votre organisme les bons leviers au quotidien ?

L’effet acidifiant ou alcalinisant d’un aliment ne dépend pas de son goût, mais de la charge acide rénale potentielle (PRAL) qu’il génère une fois métabolisé. Si l’indice est négatif, l’aliment est dit alcalinisant ; s’il est positif, il est acidifiant.
Par exemple : le citron a un goût très acide mais est un aliment au pouvoir alcalinisant.
Voici une liste non exhaustive d’aliments acidifiants et basifiants :


Ces aliments sont riches en minéraux alcalins (comme le potassium, le magnésium et le calcium) et pauvres en acides organiques sulfurés. En étant métabolisés en bases, ils soutiennent la fonction d’auto-régulation de l’équilibre acido-basique de l’organisme.
*Contribue à l’équilibre acido-basique de l’organisme.

On pense souvent que tous les fruits et légumes sont basifiants… et c’est vrai dans la majorité des cas. Mais il existe quelques exceptions :
L’objectif n’est pas d’éliminer les aliments acidifiants. Les protéines, qu’elles soient animales ou végétales, restent essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. Le plus important est de trouver un bon équilibre entre aliments acidifiants et basifiants dans votre assiette au quotidien.
On l’oublie parfois, mais l’hydratation joue un rôle essentiel dans la régulation de l’équilibre acido-basique. Boire suffisamment permet à l’organisme d’éliminer plus facilement les déchets acides produits par l’organisme.
Si l’eau a généralement un pH neutre, toutes les eaux ne se valent pas. L’eau du robinet, par exemple, peut présenter un pH variable selon votre région, sans forcément avoir d’effet alcalinisant marqué.
Pour soutenir votre équilibre interne, privilégiez des eaux minérales riches en minéraux alcalins comme le calcium, le magnésium ou les bicarbonates. Elles sont particulièrement intéressantes après un effort physique, lorsque le corps produit davantage de déchets acides.
L’objectif n’est pas de tout révolutionner, mais d’ajuster. Essayez de viser 60 à 70 % d’aliments basifiants (fruits, légumes, certaines légumineuses, amandes…) pour 30 à 40 % d’aliments acidifiants (viandes, céréales, fromages…).
Les aliments acidifiants ne sont pas à diaboliser : viandes, poissons, œufs, fromages, céréales complètes ou légumineuses sont riches en nutriments essentiels (protéines, fer, vitamines du groupe B…). Ils ont toute leur place dans une alimentation équilibrée, à condition d’être associés à des légumes, fruits ou oléagineux riches en minéraux alcalinisants.
Voici une répartition simple à visualiser dans votre assiette :
Astuce : ajoutez du persil, du citron, des graines ou des légumes crus à vos plats. Petits gestes, grands effets basifiants.
En résumé, il n’est pas nécessaire de suivre un régime strict pour soutenir son équilibre acido-basique. Pensez couleurs (plus de végétaux), variété (ne rien exclure) et hydratation (eau, tisanes, bouillons). Votre assiette n’a pas besoin d’être parfaite, simplement mieux équilibrée.